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Origine des cloches et des carillons

L’art campanaire est multiple. L’origine de la cloche, ou campane, remonte à la plus haute antiquité. Des cloches ou clochettes ont été retrouvées en effet dans des tombes et sépultures préhistoriques.

Les cloches ont eu, de tout temps, une fonction profane ou religieuse. En effet, le signal sonore, pénétrant partout et en même temps, pouvait être entendu de tous sans distinction, et permettait donc en cas d’urgence le rassemblement de toutes les personnes concernées en un lieu déterminé. La cloche allait ainsi convoquer les assemblées populaires ou les assemblées de magistrats, alerter la population en cas d’invasion ou d’incendie, inviter le peuple à accueillir une personnalité ou tout simplement indiquer l’heure. Ainsi, du Moyen Age jusqu’à une époque récente, la cloche a été le moyen pour informer massivement la population. Elle a aussi servi, dans toutes les religions, d’appel pour les fidèles. En effet, elle peut annoncer et rythmer les diverses cérémonies des rites.
Une architecture campanaire s’est peu à peu développée au fil des siècles. On vit ainsi dans les villes et villages l’émergence de structures diverses : les beffrois, les campaniles et les clochers.

Depuis toujours, dans nos contrées, l’église a concentré, autour d’elle et de sa cure, les installations artisanales propres à la vie du village : auberge, atelier du charron, forge du maréchal-ferrant. Et c’est elle qui chaque semaine, avec l’aide de ses cloches, appelle et rassemble les fidèles en son sein. L’influence de l’église a donc été et est encore prépondérante dans la diffusion des cloches et l’architecture campanaire. Durant les premiers siècles du christianisme, les églises n’avaient pas de clocher. En l’an 600, le pape Grégoire le Grand décide de l’usage des cloches dans les églises. Ce n’est donc qu’à partir du VIIème siècle que l’on trouve dans les églises des tours de bois élevées au-dessus du transept. Puis les cloches devenant de plus en plus volumineuses, il devenait impératif de les installer dans un endroit précis où elles pouvaient être actionnées à l’aide de cordes. L’usage s’établit alors de construire des clochers surplombant l’église ou séparé d’elle comme le campanile. Les cloches ont été introduites dans les églises pour sonner les offices sous le pontificat de Sabinien (604-607), successeur de Grégoire le Grand, et peu à peu, elles ont fait leur apparition dans tous les établissements religieux de la chrétienté. De nombreuses églises ont transformé leur clocher au fil des ans et ont accru ainsi leur patrimoine campanaire. Apparut parallèlement à ce phénomène le sonneur, chargé d’actionner les cloches. Puis l’électrification des sonneries, plus précises et moins contraignantes pour les sonneurs, a représenté un progrès technique incontestable, mais cela entraîna peu à peu la quasi disparition des sonneurs. De sonneurs à la volée, certains se sont convertis en carillonneurs, faisant des carillons de véritables instruments à percussion.

Le mot carillon a son origine dans le latin populaire quadrinio ou le latin quaternio, termes signifiant groupe de quatre.
Les premiers carillons mécaniques du Moyen Age comportent quatre cloches. Ils ne font tout d’abord que sonner l’heure au moyen d’une série de coups frappés sur une cloche. Puis, la cloche se charge de significations et le développement de l’artisanat du bronze et de l’airain amène des dynasties de fondeurs dans certaines régions d’Europe. La technique du carillonnage vise à utiliser un ensemble de cloches harmonisées, homogènes, ou plus simplement consonantes entre elles. Afin de produire un air, il faut, tout en jouant sur les rythmes et les intervalles, un minimum de trois cloches pour composer une mélodie. La tonalité dépend de la taille de la campane. Et c’est le fondeur qui établit le tracé de la cloche d’après la tonalité demandée. Il existe plusieurs formes de carillons dans le monde, passant aussi bien de carillons dont les cloches sont actionnées à l’aide de cordes, à des carillons plus sophistiqués possédant clavier manuel, voire même pédalier. La Hollande, la Belgique et la France sont les pays qui possèdent le plus de carillons au monde. En Suisse, les carillonneurs sont réunis dans la Guilde des Carillonneurs et Campanologues Suisses. (GCCS)

Sources : Rama, Jean-Pierre, (1993), Cloches de France et d’ailleurs, Paris, Le Temps apprivoisé, 239p.

 
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