Flash info

Carillon de Champéry

Le clocher de Champéry a été construit en 1726 et il est classé monument historique depuis 1974.

 

Il accompagnait déjà la toute première église du village, construite en 1725, alors même que tous ses habitants vivaient encore sous la juridiction de Val-d’Illiez. Il a donc vu le village grandir et se séparer par la suite de Val-d’Illiez, d’abord au niveau communal (1840) puis au niveau de la paroisse, 17 ans plus tard.

 
Image Active 

 

En 1898, les autorités décidèrent de reconstruire une église plus grande, la population champérolaine augmentant et le tourisme faisant son apparition. Mais c’est probablement en 1964 alors qu’on édifia la troisième et la dernière église de Champéry que l’on prit vraiment conscience de la valeur architecturale de cet édifice et de la nécessité de le garder tel quel. On lui donna alors un petit coup de peinture pour la première fois.

Lors de la construction du clocher, 4 cloches furent installées. Chacune d’elle porte encore le nom de celui qui finança cet achat ainsi que la date de son installation. En 1842, une 5e cloche fut rajoutée. Celle-ci, plus grande que les autres, devait servir au carillon en lui donnant une tonalité de plus. Depuis cette date, tous les airs du carillon se jouèrent à 5 cloches. Ces 5 cloches pouvaient également être actionnées pour jouer à la volée.  

Les cloches permettaient également de donner des informations aux villageois. Une mort, par exemple, s’annonçait par la cloche 4 avec 3 coups finaux s’il s’agissait d’un homme, 1 seul s’il s’agissait d’un enfant et rien dans le cas des femmes.

 

Le marguillier devait sonner les cloches, matin, midi et soir, tous les jours, ainsi que pour annoncer la messe les jours simples, les messes anniversaires et les enterrements. Le marguillier n’avait donc qu’un seul jour de congé par année lorsque les cloches partaient à Rome le jeudi saint pour mieux revenir le samedi saint.

 

Le carillonneur devait, quant à lui, faire jouer les cloches tous les 1ers et 3èmes samedis et dimanches de chaque mois ainsi que toutes les veilles et jours de fête. Avec le système du carillon, le carillonneur jouait à la fois avec les deux mains, les deux pieds et le coude droit. Le dernier carillonneur à cordes a été Rémy Mariétan qui exerça ses talents jusqu’à l’électrification des cloches en 1968. Ce fut ensuite au tour de Marguerite Zimmerman-Berra d’actionner les cloches au moyen d’un clavier électrique.

En 1996, on installa 3 cloches supplémentaires, qui ne chantent que dans le carillon et ne peuvent donc pas sonner à la volée avec les 5 plus anciennes.

Le carillon actuel comprend donc 8 cloches, avec les notes suivantes :

fa#, sol#, la, si, do#, ré, mi, fa#. 

 

Depuis 1996, un clavier à bâtons a été installé dans le clocher sur lequel le musicien tape avec ses poings. Une programmation automatique a également été mise en place. Un grand nombre de morceaux ont été enregistrés par les soins de la carillonneuse actuelle, Delphine Gex-Collet. Ainsi, en son absence, les habitants du village peuvent néanmoins entendre quelques airs de carillon joués principalement les veilles et les jours de fêtes religieuses. Chaque année, le 1er août, la carillonneuse fait un concert de carillon à l’occasion de la fête nationale. D’autres concerts de carillon sont organisés durant l’année.  Les carillonneurs : Début du siècle : Damien Grenon1915-1928 : Emile Marclay1928-1939 : Emile Grenon1939-1969 : Rémy Mariétan. Au clavier électrique jusqu’en 1989 : Marguerite Zimmerman Depuis 1994 (et depuis 1996 au clavier à bâtons) : Delphine Gex-Collet

Compléments de lecture :

De Clapardère, Arthur (2002, 1ère édition 1903). Champéry, le Val d’Illiez et Morgins. Editions à la Carte.

Baud-Bovy, Daniel (2001, 1ère édition 1932). La Dent du Midi, Champéry - Val d'Illiez. Editions à la Carte.

 
< Précédent
© 2017 carillon-vs.ch
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.